top of page
  • Instagram

CHIEN SENSIBLE

Que la peur / réactivité de votre chien soit clairement identifiée (voiture, bruits forts, humains, autres chiens, etc.) ou que ce soit une anxiété plus diffuse / généralisée (comme si votre chien était subitement envahi d'anxiété sans raison clairement identifiée), il est possible de l'accompagner vers un mieux-être global.

Prêt à profiter à nouveau du quotidien sans appréhension ?​

Distinguons la peur, la phobie et l'anxiété.

La peur est une réaction émotionnelle normale et adaptative. Elle est ponctuelle face à un danger réel ou perçu. Il est normal de ressentir de la peur face à quelque chose de nouveau ou d'inconnu.

La peur a une fonction : la survie.

Cependant la peur doit être : 

  • Proportionnelle à la situation

  • Disparaître quand le stimulus cesse

  • Diminuer avec la familiarisation / habituation

Par exemple : Sans peur, un zèbre se ferait dévorer par le lion car il ne fuirait pas à sa vue, le comportement de fuite est donc normal car l'intensité de la peur est proportionnelle à la menace réelle ; un fois loin du lion, ce même zèbre s'apaiserait. Le zèbre ne doit pas s'habituer à la présence du lion pour sa survie, le comportement de peur ne diminue donc pas. Cette peur est donc normale.

Autre exemple : Vous pique-niquez paisiblement quand soudain, une explosion retentit. Vous sursautez alors fortement, vous avez ressenti de la peur. Vous regardez autour de vous et constatez que ce sont seulement des enfants qui jouent avec des pétards, vous voilà rassuré. La peur est donc proportionnelle à la situation car une fois la menace identifiée, la peur retombe aussitôt. Si la situation se renouvelle assez régulièrement à une intensité suffisamment faible : vous finirez par vous familiariser aux bruits de pétards et à terme vous pourriez ne plus y réagir.

La phobie n'a pas de fonction : c'est un dérèglement émotionnel.

  • Elle est disproportionnée face à la menace réelle

  • Elle peut se déclencher par anticipation

  • Elle provoque des réactions très intenses (panique, fuite, mutilation, agression, sidération totale ...)

Parmi les phobies les plus courantes chez le chien on retrouve :

  • Phobie des bruits (bruits forts, spécifiques ou domestiques)

  • Phobie des textures et hauteurs (sols glissants, transparents, instables...)

  • Phobie des inconnus (humains et/ou chiens)

  • Phobie des manipulations (hygiène, vétérinaire, ...)

  • Anxiété de séparation

Heureusement, les phobies répondent bien à la désensibilisation systématique avec ou sans contre-conditionnement.

C'est un procédé d'exposition graduel qui expose le chien à ce qui lui fait peur de façon tellement progressive qu'il n'expérimente pas l'émotion de peur associée. Cela permet d'augmenter la tolérance du chien au fil des semaines, afin qu'il finisse par être à nouveau exposé au stimuli à une intensité normale sans éprouver d'inquiétude.

L’anxiété, chez le chien, ne se manifeste pas comme une réaction ponctuelle à un élément précis, mais comme un état émotionnel plus diffus et durable.

Le chien ne réagit pas seulement à ce qui est présent, il anticipe, reste en alerte, parfois sans que l’on puisse identifier clairement un déclencheur.

Cette tension interne peut s’exprimer par de l’agitation, une difficulté à se poser, une hypervigilance ou des comportements répétitifs...

Là où la peur disparaît avec le stimulus, l’anxiété, elle, s’installe dans le quotidien du chien et peut s’entretenir si elle n’est pas prise en compte.

Elle demande donc une approche globale, visant à sécuriser l’environnement, apporter de la prévisibilité et éviter de placer le chien dans des situations qu’il n’est pas en mesure de gérer.

Il faut aussi garder en tête que la peur, le stress et l’anxiété ne sont pas des catégories séparées, mais plutôt un même ensemble qui varie en intensité selon les situations.
 

Chez le chien, tout cela évolue en fonction de plusieurs facteurs : ce qu’il a déjà vécu, son environnement, son état, sa sensibilité...

Une peur peut rester ponctuelle si elle est bien prise en charge, mais lorsqu’elle se répète ou que le chien se retrouve régulièrement en difficulté, elle peut progressivement s’installer et prendre une forme plus globale d’anxiété ou évoluer vers une phobie.

C’est donc quelque chose de vivant, qui s’ajuste en permanence, et qui ne peut pas être expliqué par une seule cause.

bottom of page