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FAQ
Questions fréquentes
Anxiété de séparation
Accompagnement en présentiel
Accompagnement en visioconférence
Pension familiale
Terme parapluie pour parler des troubles du comportement liés à la séparation, l'anxiété de séparation est communément décrite comme l'impossibilité de laisser le chien seul sans qu'il n'exprime de symptômes de stress aigu.
Parmi les comportements les plus observés :
Vocalises excessives ou constantes lors des absences (aboiements, hurlements, pleurs, faire "le loup", gémir, ...)
Destruction des murs, plinthes, sols, mobiliers, ... Essentiellement autour des points de sortie (fenêtres et portes)
Tentatives d'évasion désespérées (notamment au point de se blesser ou se jeter dans le vide)
Malpropreté (urines et selles à l'intérieur alors que le chien est pourtant propre en temps normal)
Anxiété évidente quand l'humain se prépare à sortir (suis partout, respire très fortement, halète, bave, bâille intensément, peut se positionner devant la porte ou essayer de forcer le passage...)
Contrairement à une croyance répandue, il n'est pas nécessaire que le chien "coche toutes les cases" pour nécessiter une prise en charge.
Certains chiens présentent des signes d'anxiété plus discrets :
Baver abondamment
Gémir à très faible intensité
Rester parfaitement immobile durant toute l'absence
Se cacher / être prostré (sous un meuble, dans un coin, dans un placard, ...)
Avoir les yeux écarquillés, les oreilles rabattues vers l'arrière, la queue entre les jambes
Marcher en rond ou faire les cent pas
Se secouer ou se lécher encore et encore, sans raison logique
Autant de signes souvent passés sous silence car invisibles sans vidéosurveillance, trop discrets pour provoquer une plainte du voisinage et qui ne laissent pas d'indices significatifs au retour.
Bien sûr, tout cela n'est qu'un échantillon de ce que l'on observe le plus souvent, mais on peut constater de nombreux autres indices de mal-être lors des absences comme la privation spontanée d'eau et de nourriture, les fêtes débordantes au retour (même après des absences courtes) ainsi que de nombreux autres comportements.
Non.
L’intensité des comportements gênants n’est pas liée à l’intensité du mal-être. Un chien prostré dans une pièce peut souffrir davantage qu’un chien qui abîme les murs ou hurle.
On parle alors de coping actif ou passif : cela désigne l’ensemble des stratégies cognitives et comportementales utilisées pour faire face à une situation stressante.
Le coping actif correspond à une stratégie où l'animal agit directement sur la situation stressante pour la modifier ou la résoudre.
Par exemple : vocalises, destructions, tentatives d’évasion, ...
Le coping passif correspond à une stratégie où l'animal ne modifie pas la situation stressante et cherche plutôt à éviter ou à supporter le stress.
Par exemple : prostration, immobilité totale, privation d’eau / de nourriture, chien qui se cache sous un meuble ou dans une pièce isolée ...
La seule différence entre le coping actif et le passif réside dans la gêne occasionnée à l’humain, et non dans l’intensité du mal-être du chien.
A cette question épineuse, je ne peux vous donner aucune garantie.
Mon travail étant directement influencé par la constance et la précision avec laquelle vous travaillez à la résolution du problème, les compétences et la résilience de votre chien, la complexité de l'environnement de vie, l'investissement des différents membres du foyer, les comorbidités et la santé de votre compagnon, et ce n'est qu'un aperçu des variables en jeu.
Une multitude de facteurs qui me permettent de dire avec certitude que nous pouvons progresser mais sans pouvoir pour autant vous donner de temporalité pour atteindre votre objectif.
Chaque chien est unique, avec une courbe de progression qui lui est propre.
La peur est liée à une menace connue ou comprise, tandis que l'anxiété découle d'une menace inconnue, attendue ou mal définie.
En tant qu'humain, il est difficile de voir une menace réelle dans l'isolement social, ce qui induirait que ces comportements relèvent davantage de l'anxiété que de la peur.
Pour autant, il n'est pas démontré que cet isolement social ne puisse être perçu comme un danger très concret et réel pour certains chiens, considérant les composantes sociales de leur espèce.
Alors, anxiété ou peur ? Epineuse question.
A présent, peut-on parler de phobie ?
La phobie spécifique se définit comme la peur et l'anxiété face à une situation ou un objet donné à un degré qui est hors de proportion avec le danger ou le risque réel
Il semblerait alors que l'anxiété de séparation entre dans cette définition.
On identifie aujourd'hui 5 facteurs prédisposants :
Certains chiens sont génétiquement prédisposés. La peur possède une composante héréditaire ; certains animaux seront donc naturellement plus ou moins enclins à s'adapter à des situations anxiogènes.
L'environnement de vie précoce. Les choses qui n'ont pas été vécues, comme une bonne socialisation avant les 12 premières semaines.
Le stress maternel au cours de la grossesse. Maintenant démontré comme exposant les chiots à une moins bonne résilience par la suite.
Le comportement maternel. Par exemple une mère immature ou désintéressée, produisant un attachement insécure.
Les mauvaises expériences. Comme par exemple un chiot exposé à une absence perçue comme trop longue dès son arrivée dans son nouveau foyer, alors même qu'il n'avait aucun repère. Ou un chien adulte exposé à un traumatisme au cours d'une absence.
Noter que les deux peuvent se produire ensemble ou découler l'un de l'autre !
Voilà quelques questions à se poser pour s'épargner un long protocole de désensibilisation car souvent quelques ajustements simples du quotidien suffisent à améliorer efficacement le problème.
Votre chien pourrait s'ennuyer, est-il jeune et plein d'énergie ?
Votre chien passe-t-il de nombreuses heures seul et manquerait-il d'enrichissement ?
Est-ce une problématique nouvelle sur un chien vieillissant ? En avez-vous discuté avec votre vétérinaire ? Avec l'âge, le déclin cognitif peut diminuer la tolérance des chiens âgés face à la séparation.
Le chien produit-il les comportements dérangeants uniquement en votre absence ou également quand vous avez "le dos tourné" ? Il a peut-être appris à éviter les ennuis en votre présence.
Le chien produit-il les comportements problématiques toute la durée de l'absence ? Les chiens anxieux sont souvent très constants dans leur comportement contrairement aux chiens qui s'ennuient.
Y a-t-il eu un changement / bouleversement récent dans l'environnement / la vie du chien ?
Est-ce que cela fait de longs mois, parfois années, que vous travaillez sur cette problématique avec votre chien ? Alors il est fort possible qu'un accompagnement soit nécessaire. Votre chien présente probablement une anxiété réelle au cours des absences.
Voilà un court échantillon de questionnements qui devraient vous aider à mieux comprendre le comportement de votre chien et ses causes. Bien que la frustration ne soit pas à prendre à la légère, elle est cependant souvent moins complexe à accompagner que l'anxiété. Cependant, sans prise en charge, elle peut aisément évoluer vers une anxiété réelle.
Mon travail sur l’anxiété de séparation s’articule autour de trois axes principaux :
La désensibilisation au départ
L'augmentation des temps d'absences sans anxiété
L'introduction des signaux de départ
À cela s'ajoute :
La levée des absences insoutenables (souvent toutes les absences)
Le contrat de confiance (toutes les absences seront maintenant sécurisantes)
Le remplissage des besoins du chien (besoins primaires ET secondaires)
La prise en compte de tous les membres du foyer (incluant les autres animaux)
La prise en charge des comorbidités et problématiques de santé (sensibilité aux bruits, anxiété généralisée, réactivités, pathologies de santé, douleurs chroniques, anxiété de séparation spécifique à une figure d'attachement, ...)
Il est possible pour moi de travailler en collaboration avec un éducateur canin généraliste (qui vous accompagne lui-même sur l'ensemble des problématiques annexes de votre chien) ou en collaboration avec votre vétérinaire (notamment sur l'aspect de la médicalisation si elle est jugée nécessaire).
Un accompagnement pluridisciplinaire réussi est souvent extrêmement bénéfique pour le parcours d'accompagnement.
Lors de nos premiers échanges, vous mentionnez fréquemment avoir « tout essayé ». Il n’est pas rare que vous exprimiez un certain scepticisme quant à l’efficacité de la désensibilisation, en soulignant que vous l’avez déjà tentée sans succès.
Voilà ce qui n'est PAS de la désensibilisation :
Laisser le chien aboyer et rentrer quand il se calme.
Masquer votre départ en lui donnant de la nourriture ou un jouet d’occupation pour qu’il ne le remarque pas.
Répéter encore et encore des faux départs.
Commencer par partir 5 minutes, puis augmenter la durée à 10 minutes, 15 minutes, 30 minutes, etc
Partir en cachette et revenir comme si de rien n’était.
Épuiser le chien avant les absences.
Gronder ou punir le chien lorsqu’il s'agite derrière la porte, puis rentrer et donner une récompense si il est "sage".
Ignorer le chien à votre retour.
Ignorer le problème en vous disant qu'il va finir par s'habituer.
Aucun de ces exemples ne présente de désensibilisation (malheureusement, c'est souvent le message véhiculé par des éducateurs canins peu formés ou peu scrupuleux).
Si :
vous travaillez au-dessus du seuil émotionnel du chien. (le chien est stressé pendant l'exercice)
vous augmentez la durée des absences de façon arbitraire. (par exemple : 1, 2, 5, 10, 15, 30 minutes)
vous ne prenez pas en compte les signaux de départ et les variables. (pas d'introduction, pas d'ajustement des critères)
Alors :
Vous travaillez très probablement en immersion, ce qui explique pourquoi le travail ne paye pas malgré vos efforts. (Votre chien est continuellement re-exposé à l'objet de sa peur.)
Dans la littérature scientifique, les échecs sont souvent liés à :
un travail au-dessus du seuil,
une progression trop rapide,
l’oubli des signaux de départ.
Quand on vie avec un chien souffrant d'anxiété de séparation, on est rapidement confronté à un choix :
Continuer de le laisser seul quand même au quotidien même si on sait qu'il souffrira de la situation et occasionnera souvent des nuisances / dégradations.
Ne plus le laisser seul du tout afin de le soulager et ne plus vivre dans la peur de retrouver votre appartement saccagé ou votre voisin de palier furieux.
Malheureusement, aucune de ces deux solutions ne vous apportera de solution à long terme, ni ne lui apprendra à mieux gérer la solitude.
Voilà le cercle vicieux de l'évitement et pourquoi il faut l'éviter :
Plus on évite la situation → Plus ça soulage à court terme → Plus ça augmente la crainte de la situation à long terme
Donc
Aucune absence → Apaise le chien à court terme → Mais augmente la peur de la séparation à long terme.
C'est ainsi que des chiens adultes, suite au confinement, ont subitement développé une peur de la solitude alors qu'ils toléraient très bien quatre ou cinq heures d’absence quotidienne.
De même que les "chiots du confinement" qui n'avaient jamais été exposés à la moindre absence n'ont, pour un grand nombre, pas du tout supporté le retour au travail en présentiel de leurs humains.
Supprimer totalement les absences peut être une excellente idée dans 2 cas de figure :
Si on ne peut pas du tout travailler sur les problématiques de son chien. Dans ce cas, mieux vaut choisir de ne plus exposer le chien à l'absence si on a une solution de garde pérenne.
Pendant le mois précédent la mise en place d'un protocole d’entraînement à la solitude, car c'est l'occasion pour le chien de faire retomber la pression et s'apaiser à court terme pour se mettre dans une meilleure dynamique de travail. Ce processus est souvent appelé : la mise au vert.
En revanche, il est crucial d’exposer ensuite le chien régulièrement à l’absence, sous le seuil de déclenchement. En l’exposant à un niveau suffisamment facile pour ne pas provoquer de réaction de peur, on lui permet progressivement d’augmenter son seuil de tolérance.
Voilà le cercle vertueux de l'exposition :
Affronter la situation anxiogène (sous le seuil aversif) → Augmente les émotions désagréables à court terme → Mais diminue la crainte de la situation à long terme
Donc
Exposer le chien à des absences supportables → Génère des émotions inconfortables à court terme → Mais fait diminuer sa crainte de l'absence à long terme.
Un accompagnement professionnel est souvent indispensable pendant la phase de travail, car la frontière entre désensibilisation et sensibilisation est très fine, ce qui conduit trop souvent les particuliers à se retrouver en échec face aux difficultés de leur chien.
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